LE BESOIN DE SECURITE & LES PEURS

Le besoin de sécurité est une énergie présente en chacun d’entre nous à des degrés différents.

Il y a des personnes pour qui partir avec son baluchon sur l’épaule du jour au lendemain ne fait pas peur. Pour d’autres c’est impensable. Certains d’entre nous sont très frileux quand il s’agit de changer les habitudes et les repères rassurants. Pour d’autres, c’est plus facile.

Les habitudes rassurent, et ce n’est pas négatif. En tout être humain réside deux énergies : celle d’oser la nouveauté, oser l’inconnu, se dépasser, explorer plus loin et celle d’avoir besoin de nourrir un certain confort, une tranquillité d’esprit et des habitudes qui agissent comme des sécurités.

En reconnaissant son propre besoin de sécurité, on va pouvoir 1) respecter son propre niveau de besoin de sécurité et lui apporter des réponses adéquates 2) le faire bouger si nécessaire, quand nécessaire et dans le respect de ses propres énergies et de son propre rythme

Ce besoin de sécurité peut être :

  • matériel, financier : avoir de quoi “voir devant soi”
  • affectif, relationnel : se sentir soutenu, valorisé, reconnu, aimé
  • spirituel : se sentir soutenu par la Vie, par le Divin, avoir la foi
  • ….

Sortir de sa zone de confort est essentiel car sans sortie de zone de confort, les changements sont plus timides et on peut alors se sentir un peu “éteint”, ou “stagnant”.

Les prises de conscience vont amener de nouveaux comportements qui vont appeler de nouvelles énergies, de nouvelles opportunités.

Alors, comment fait on quand on a peur de lâcher prise et de se tourner vers un autre projet de vie ? Quand on se sent paralysé par la peur ?

  1. Oser rencontrer la blessure d’enfance qui rend la peur plus intense et d’où émergent les réflexes de fuite par rapport à la nouveauté. La fuite prend le dessus, la personne se sabote. Elle sait qu’elle a peur et elle ne PEUT pas faire autrement. Alors, guérir de ses blessures est un passage obligatoire. Retourner dans l’émotion pour permettre une libération dans un cadre sécurisant (celui du soin thérapeutique).
  2. Agir sur les différents niveaux de sécurité comme par exemple réunir la somme d’argent dont on a besoin pour réaliser un nouveau projet, réfléchir à des alternatives financières concrètes, s’entourer de personnes soutenantes, se faire aider, se faire accompagner, parler à son mari ou à sa femme du projet pour s’assurer qu’on a le soutien, travailler sur sa confiance en la vie et l’image que l’on a d’elle (la croit on hostile ? ou bien croyons nous que nous méritons d’être soutenus et portés par la vie dans nos envies et désirs?). Cette dimension est essentielle.
  3. Avancer pas à pas. Du dépassement d’une petite peur, de la réalisation d’un petit objectif…tranquillement…un pas après l’autre et hop des kilomètres sont parcourus.