La confiance en soi est-elle innée ?

La confiance en soi n’est pas nécessairement innée. Elle s’apprend.

Certains, parce qu’ils ont évolué au sein d’un contexte familial porteur de confiance ont déjà une bonne dose de confiance et ne se laisseront pas abattre au premier coup de vent qui souffle sur leur vie, bousculant croyances personnelles et habitudes et semblant remettre en cause leurs compétences et leur valeur personnelle. Pour les autres, l’éducation, qu’elle soit le fruit de la transmission d’un parent à piètre estime de soi ou d’un système scolaire mal vécu par l’enfant car ayant étouffé l’individualité de celui-ci et trop peu valorisé ses qualités, peut avoir réellement coupé cette source de confiance.

Si vous n’avez pas confiance en vous, quel que soit le domaine de votre vie dans lequel cela s’exprime, vous pouvez tout simplement l’acquérir. Comme on exerce son cerveau à résoudre des problèmes de math, on peut aussi s’exercer à intégrer de nouvelles qualités dans sa vie. Vous pouvez changer. La confiance en soi est un état d’esprit avant tout. Et de cet état d’esprit naîtra un tout autre niveau de qualité de vie. La confiance en effet est un ingrédient indispensable au bonheur. Sans confiance vient le cercle vicieux des événements vécus comme des échecs, la comparaison avec autrui laissant le goût amer de “je suis zéro” et le sentiment désespérant de n’être jamais à la hauteur.

Les conséquences du manque de confiance

Lorsque l’on n’a pas confiance en soi, il est difficile de faire confiance en ceux qui nous entourent, dans la vie, dans les possibilités incroyables qu’elle recèle… et cela entraîne dans une négativité croissante, un repli sur soi, un sentiment de dévalorisation voire une dépression.

Le manque de confiance en soi est la plupart du temps issu de fausses croyances auxquelles nous avons gentiment et fidèlement adhérées alors qu’il n’y a plus lieu que ce soit ainsi. Par exemple, vous pouvez vous dire : “Si je montre trop de confiance en moi, on va me trouver prétentieux”, “Je n’ai jamais eu confiance en moi,  je ne vois pas comment je pourrais changer quelque chose qui dure depuis 40 ans”, “Il y a ceux qui ont confiance et sont heureux mais moi je n’en suis pas capable, je ne suis pas né sous une bonne étoile”, “Ceux qui réussissent ont un don, une nature exceptionnelle, moi je suis banal, commun”…Tout ceci est faux.

Concrètement, pour passer d’un faible niveau de confiance à un bon niveau de  confiance, il faut commencer par regarder avec honnêteté toutes les négativités que vous entretenez dans votre esprit chaque jour. Elles peuvent vous venir de l’extérieur : il suffit parfois d’aller passer un moment dans un endroit très pollué, chargé pour revenir avec des pensées négatives et se sentir découragé. Vous ne vous en rendez peut être pas compte mais vous absorbez certaines énergies négatives et si vous n’y prêtez pas attention, vous pouvez accumuler ces énergies et connaître de véritables moments de creux de la vague, de fatigue, de dépression. Il y a donc ces énergies négatives qui viennent de l’extérieur. Et il y a les propres négativités que vous “portez” en vous, qui proviennent des expériences du passé, des conditionnements sociaux auxquels vous continuez d’adhérer sans même vous être demandé si cela vous convenait et correspondait à votre point de vue. Et puis aussi les opinions qu’avaient vos éducateurs, vos amis qui se sont cristallisées en vous …l’être humain a besoin d’être aimé. Le prix à en payer doit-il être de continuer à adhérer à des opinions qui ne vous rendent pas heureux ?

Comment procéder ?

Il faut donc revoir vos croyances et vous demander pourquoi vous y tenez encore. Les identifier, en faire la liste et vous remettre dans de nouvelles habitudes de pensées, celles qui font du bien.

Par exemple, quelles sont vos croyances sur le changement ? Comment opère-t’on des changements dans la vie ? Qu’en pensez-vous ? Difficile, possible, facile, pas facile ? Rien ne change jamais ? On peut tout changer ?

Action !

Un autre élément important est de passer à l’action car le niveau de confiance se vérifie dans du concret. Prenez quelque chose que vous pensez ne pas pouvoir réaliser. Et allez y par petites touches, par étapes. Définissez les étapes qui permettent d’arriver au résultat. Par exemple, nous sommes d’accord sur le fait que pour maîtriser la danse, il faut commencer par assouplir son corps ce qui déjà vous programme plusieurs séances d’assouplissement par semaine, prendre un cours de danse avec une professionnelle qui maîtrise son art et a donc acquis ce qui est nécessaire en terme d’apprentissage et d’expérience pour pouvoir vous le transmettre, etc. Cela ne va pas se faire en 2 jours. Au début de votre apprentissage, nul besoin de comparer vos prouesses à une professionnelle. En revanche, à chaque nouveau pas intégré, bravo. Et de fil en aiguille, vous serez également dans la maîtrise. Fier de vous et avec un niveau de confiance en vous très fortement accru.