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Troubles alimentaires

Posté le 14 février 2013 dans Général par Florence Poirier

image d'une tranche de kiwi

Qui est concerné ?

Vaste sujet que celui-ci…se nourrir !

Lorsqu’on parle de troubles alimentaires, on pense essentiellement à l’anorexie et la boulimie qui touchent de très nombreuses personnes, principalement des femmes mais des hommes en nombre croissant également.

Il me semble que rares sont les personnes qui ont un rapport parfaitement sain à la nourriture. Tellement de choses se jouent dans ce rapport à l’alimentation, dans cet acte de se nourrir. Nous ne prenons pas suffisamment conscience que se nourrir est un acte sacré.

Et oui, on va se jeter sur la plaquette de chocolat à la moindre contrariété, avaler ses repas en prenant à peine le temps de respirer entre chaque bouchée, se mettre subitement à jeûner et pas toujours en réponse à un motif juste, rechercher le tout nouveau régime miracle pour perdre des kilos que l’on n’a même pas en trop, se priver de manger par provocation, manger le contenu d’un frigo entier pour compenser un grand vide intérieur….

Nos comportements alimentaires nous ont été transmis lorsque nous étions enfant. Comment la maman donnait-elle le sein ou le biberon à son bébé ? Comment s’est passé le sevrage ? Quel était le climat familial à table ? Y avait-il de la joie et de la bonne humeur ou était-ce l’occasion d’aborder les sujets qui fâchent ? Les repas étaient-ils pris en silence ou bien y avait il une ambiance communicative ? La famille s’installait-elle devant la télé pour prendre ses repas ? La maman prenait-elle le temps de préparer un dîner avec amour ou bien était-ce pour elle une corvée ? Quels messages étaient véhiculés par la famille ? La diététique était-elle importante ? Trop importante ? Totalement ignorée ?

80% des femmes au régime !

80% des femmes sont au régime…les médias nous imposent une image impossible à atteindre. Les photos des femmes présentées dans les magasines sont retouchées par des infographistes : un peu plus sur les hanches et la poitrine, un peu moins sur le ventre et les cuisses…et voilà ce que les petites filles ont sous les yeux. Image d’un idéal de beauté imposé par qui ? Sommes-nous obligés d’accepter ces dictats ? Je ne crois pas non.

Une voie d’amélioration passe par l’écoute de son corps. Petit à petit, le corps va nous indiquer les aliments favorables ou non. Les attitudes plus justes. Sans excès, sans carences non plus. Un juste milieu, dans la douceur et le respect de son individualité.

Beaucoup de fausses croyances circulent aussi autour du manger : Si tu es malade, tu dois manger quelque chose…Les parents vont parfois s’inquiéter de voir ler enfant ne rien vouloir avaler quand il est malade, croire à tort qu’il faut qu’il « prenne des forces ». Au contraire, il peut être bénéfique de laisser le corps se détoxifier par une fièvre, une diète induite par ce moment de maladie, pour passer alors à d’autres énergies.

Comment s’en sortir ?

Pour la personne souffrant d’anorexie, il s’agira de travailler sur la blessure de rejet, l’acceptation du fait de prendre sa place, l’estime et l’image valorisée de soi. Pour la personne souffrant de boulimie, il sera bénéfique de prendre conscience de son vide intérieur et de ses manques affectifs. Dans tous les cas, des schémas de dépendance sont à identifier et à soigner. Cela ne se fait pas en deux jours mais progressivement, l’individu peut réharmoniser son rapport à la nourriture et par là même l’amour et le respect qu’il porte à son corps.

Perdre du poids n’est pas toujours nécessaire.

Perdre du poids peut aussi signifier perdre le poids que l’on porte sur son dos, les fardeaux, les dénis, les reniements et les ratés de notre vie.

Il est clair en tout cas que la plupart des régimes ne donnent aucun résultat. En revanche, quand l’être s’harmonise intérieurement, le corps en bénéficie pleinement.

N’oublions pas que la beauté est avant tout un rayonnement personnel. La lumière se voit et se ressent. Pour moi, c’est une plus juste direction. C’est une transmission essentielle à offrir à nos petites filles, afin qu’elles apprennent à assumer leur corps et leur féminité.

Apprenons à aimer la femme que nous sommes. Apprenons à aimer notre corps, notre temple de vie.

 
1 Commentaire pour cette entrée
Joëlle
5 mars 2014
19:26

Le paragraphe de la perte du poids me parle; je viens de friser une pleurésie; je m’en sors mais avec 3 kg en moins, moi qui d’habitude suis plus facilement en prise qu’en perte … Merci pour cette belle explication qui, quelque part, me rassure; ce que j’ai perdu, c’est ce dont je devais vraisemblablement me débarrasser; belle journée et à bientôt, bisous

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