Nous et nos ancêtres

Notre vie s’inscrit dans la continuité de celle de nos ancêtres. Malgré que nous ayons notre propre route à mener, nous poursuivons parfois aussi un peu de leur chemin et rencontrons étrangement les mêmes épreuves et limitations…Ce qu’ils ont vécu d’heureux et de malheureux influence nos vies, nos comportements, nos choix, nos motivations…bien plus que ce que nous aimerions parfois.

Bien entendu, nous héritons aussi de leurs dons et talents. Fort heureusement, il n’y a pas que la souffrance qui soit transmissible.

C’est pourquoi savoir d’où l’on vient, avoir conscience de ses racines, est une clé importante pour la libération de soi.

Ce transgénérationnel est un conditionnement dont nous pouvons souffrir mais dont nous pouvons aussi nous détacher.

Nos ancêtres parlent donc en nous. Leurs souffrances, leurs talents, leurs particularités, leurs forces, leurs fragilités sont un peu les nôtres et nous perpétuons ainsi une mémoire qu’il s’agit d’honorer mais aussi de soigner lorsqu’elle est génératrice de limitation pour nous même.

Nous résonnons avec certains de nos ancêtres en particulier, selon par exemple la place que nous occupons dans la fratrie qui peut faire écho avec la place qu’occupait l’un de nos parents dans la sienne ou du fait d’avoir reçu le même prénom qu’une tante ou un grand père. Ceci est loin d’être anodin. Certains de nos maux peuvent même être issus de cette mémoire.

Il y a des familles de « père en fils », des familles de guérisseurs, des familles de commerçants en faillite, des lignées de femmes avec des interdits à la sexualité par exemple…

En soin, il s’agira de nettoyer dans les corps subtils cette mémoire, qui une fois mise en lumière, conscientisée et libérée n’agira plus. Le cadeau de cette démarche est que la libération va aussi impacter positivement vos enfants et vos ascendants. C’est à dire que lorsque l’on travaille sur une mémoire, on le fait pour tout le système familial. On le fait aussi pour le collectif car nombreux sont les personnes qui partagent certains types de mémoires.

Tout ce qui ne remonte pas à la conscience revient sous forme de destin

Freud disait que l’être humain est comme un iceberg, c’est ce qu’il y a sous l’eau qui le mène, la partie invisible de l’iceberg…

Ceci dit, dès lors que nous faisons émerger cette partie cachée, nous pouvons gagner en énergie de liberté, en autonomie réelle car nous sommes à même de faire un choix alors devenu conscient.

Comme le disait Jung :

« Tout ce qui ne remonte pas à la conscience revient sous forme de destin ».

Dans le but de reprendre contact consciemment avec vos mémoires, je vous propose un travail simple que vous pouvez réaliser seul facilement.

Explorer son arbre généalogique

Placez vous sur une feuille A4 en bas au milieu. Notez votre prénom, nom, date de naissance, événements majeurs de vie, pathologies ou problèmes récurrents, profession, dons et talents, toute information qui vous paraît juste de préciser. Tout champ d’investigation qui vous tient à cœur en ce moment.

[frame_right][/frame_right]

Puis de votre position en bas au milieu, dessinez deux flèches, l’une partant sur la gauche et l’autre sur la droite. Et là placez votre père et votre mère et notez de la même façon des informations pertinentes que l’on vous a répétées, qui vous ont été transmises ou tout simplement les souvenirs que vous avez. Et puis, remontez…bien sûr, vous ne disposerez pas de certaines informations mais avec le déjà connu, voir le « on m’a dit que, j’ai entendu dire que», vous pourrez déjà repérer certaines mémoires qui circulent dans votre arbre généalogique. Certaines vous encombrent, il est important couper avec elles tout en ayant conscience qu’elles sont de formidables opportunités pour grandir. D’autres vous élèvent, elles sont vos talents, vos richesses…il est essentiel de les valoriser, de les faire grandir en vous.

La mort n’est qu’un passage. Nos êtres chers disparus, nos ancêtres sont juste de l’autre côté du voile et seront fiers de ces libérations.